Accueil » Editos » Article: Le revers de la médaille

Le revers de la médaille

Le revers de la médaille
Le revers de la médaille, c'est ce que vit le SCO aujourd'hui. N'oublions pas d'où l'on vient... En 2002-2001 le SCO évoluait aussi en Ligue 2, mais avec Voisin, Zerdouk, Carlier, Benaud, Tapella, Bouvier, Vieira, etc.

Ces joueurs, sans vouloir leur faire injure, n’avaient pas le niveau de Ligue 2, et à cette époque le SCO recrutait petit bras, en National et souvent en CFA, faute de moyens financiers et victime d’un déficit d’image énorme. Aujourd’hui les temps ont changé, et le SCO attire les meilleurs joueurs de National (Efoulou, Ben Khallfallah), des joueurs confirmés de Ligue 2 (J-F. Rivière), tisse des liens avec les Girondins de Bordeaux ou Charlton pour ouvrir une filière de prêts de jeunes joueurs, voire est capable de débaucher des vieux routiers de Ligue 1 (Kouassi, Brunel). Tout cela pour dire de nouveau : n’oublions pas d’où l’on vient.

 

C’est alors qu’intervient le revers de la médaille. Jusqu’il y a très peu de temps l’évolution catastrophique de l’équipe sur le plan sportif ne nous avait pas permis de réaliser que le football était devenu foot-business. Le renouveau sportif inspiré par le triumvirat Garcia/Pickeu/Bernard étant lancé, le SCO pouvant désormais afficher quelques ambitions en Ligue 2, les clubs plus puissants et huppés convoitent et débauchent nos meilleurs éléments. Il n’est qu’à voir les dernières péripéties en ce qui concerne les départs de BenK à Caen et d’Efoulou à Nancy pour s’apercevoir de cet état de fait. Alors que faire ? Pleurer sur notre sort en décrétant que la défaite de la semaine dernière contre Brest sonne le début de la fin ? Ou bien considérer d’un œil lucide et avisé les raisons d’espérer ? Car comme on dit si justement Outre-Manche « every cloud has a silver lining », ou si l’on veut « à quelque chose malheur est bon ».

 

Le SCO se trouve en effet à un moment charnière de son histoire. L’équipe dirigeante semble avoir privilégié, en tous cas pour cette saison, la structuration et la pérennisation financière du club au combat pour les 4 ou 5 premières places du classement. Il est trop tôt pour pouvoir déclarer avec certitude si cette stratégie sera la bonne, mais il faut surtout garder à l’esprit qu’il y a peu le SCO vivotait en National, sans réel public si ce n’est une poignée de supporters inconditionnels, sans moyens financiers, sans couverture médiatique aucune, enfin bref, sans réelles raisons d’espérer. Alors espérons, puisqu’aujourd’hui l’espoir et l’espérance demeurent le seul pré carré inviolé du supporter. Nous ne sommes plus que les spectateurs d’un football-business qui affole jour après jours les compteurs. Qui aurait pu prédire, il y a encore de cela 5 ans, que le SCO enverrait aujourd’hui deux joueurs en Ligue 1 pour la somme de 4,5 millions d’euros ? Personne, à part des prophètes ou des visionnaires. Il ne reste plus à l’équipe dirigeante angevine qu’à se servir de ces deniers pour développer les structures du club, éliminer toute crainte envers les futurs rendez-vous avec la DNCG, et envisager le plus rapidement possible la rénovation complète de Jean Bouin. En d’autres mots, de futures tâches qui sonnent comme le revers de la médaille.


Partager l'article


Commentaires

    Laisser une réponse

    Merci de vous connecter pour publier un commentaire.